L’importance du « me time »

Je n’avais pas réalisé à quel point je m’étais perdu au cours des dernières années et des derniers mois. Comme tout le monde je me suis enfoncé dans une routine familiale, une machine bien rodée et huilée qui fonctionnait par habitude et partage de tâches. « C’est de même  parce que c’est de même, pis c’est ben correct… ». C’est un peu pour cette  raison que j’ai pris la décision d’habiter seul pendant un certain temps. Je n’avais pas le goût de répéter ça maintenant. Ça ne veut pas dire de ne pas me faire des amis ou même de fréquenter quelqu’un. Par contre, je vais faire un bout de chemin et continuer de vivre en solo pour un temps.

Retrouver des vieilles passions

Je me suis demandé pendant un bout de temps ce qui me passionnait vraiment. Honnêtement, j’ai été tellement absorbé à gérer les « affaires familiales » au cours des 8 dernières années que je ne prenais pas le temps d’entretenir des loisirs ou des passions. Un soir après avoir fini de défaire les boîtes et mis l’Héritier au lit, je me suis mis à réfléchir. J’avais deux grandes passions évidentes :

  • L’astronomie amateur;
  • la pêche.

Pour l’astronomie amateur, ça occupe quelques une de mes soirées annuellement. Je me fais une liste des évènements célestes intéressants à observer pendant l’année et le tour est joué. Pour la pêche j’ai perdu mes partenaires de pêche pour cause de séparation. Il va falloir que je me refasse des amis pêcheurs. Ce sont deux passions qui peuvent devenir assez dispendieuse à pratiquer. Les voyages de pêche ça coûte plus cher qu’un vol pour le sud. Développer l’astronomie amateur va me demander un investissement de matériel substantiel pour pouvoir m’équiper avec du matériel photo et des cours en conséquence.

Ça m’est revenu comme par magie : La randonnée!!! Entre l’âge de 18 et 22 ans, j’en ai fait beaucoup. Puis j’ai cessé pour toutes sortes de bonnes et de mauvaises raisons. Pourtant j’adorais en faire et ça coûte trois fois rien (une bonne paire de chaussures et les frais d’accès au sentier). Le fait d’avoir perdu beaucoup de poids depuis 2 ans m’a redonné le goût de bouger et la capacité de le faire.

Sentier de l'escapade

 Escapade à Rigaud

Samedi dernier, début d’une semaine sans l’Héritier, je me suis levé vers 7h30, préparé un lunch, une bouteille d’eau et j’ai sauté dans la voiture à 8h15. Pas le temps de niaiser… Je me suis dirigé vers Rigaud pour parcourir les Sentier de l’escapade. J’ai choisi le sentier du Haut-Lieu. Ce parcours de 14 kilomètres, sur un dénivelé de 60 mètres,  est parfait pour les débutants. Les sentiers sont superbes, bien balisés et sillonnent le côté est du mont Rigaud. Les panneaux d’interprétation tout au long du parcours sont aussi intéressants.

Le chalet d’accueil est super bien situé. Deux jeunes employés m’ont bien aiguillé, indiqué les parties difficiles des sentiers et m’ont donné une approximation du temps de marche assez exact. En fait, je les ai battus de 40 minutes. Je m’étais fixé un objectif à atteindre.

Me retrouver ainsi, seul, à marcher et à ne penser à rien d’autre que de profiter de ce moment a été génial. Pour un gars qui a généralement horreur de la solitude, je dois avouer que je commence vraiment à l’apprécier. Une amie à moi m’avait conseillé de le faire en novembre dernier et je ne l’ai pas écouté sur le moment. Je suis content de m’être souvenu de son conseil.

 

Activité père-fils en devenir

Après avoir parlé de mon nouveau passe-temps avec l’Héritier, il m’a dit qu’il aimerait bien venir se promener en forêt avec moi. Je pense que je vais l’amener faire quelques kilomètres avec moi. Je suis un peu tanné de le voir passer sa vie et ses weekends sur l’écran. Je me demande les distances qu’il peut s’enfiler avant de se fatiguer. J’avais pensé à 3 ou 4 kilomètres. Ça nous donnerait environ une heure de marche. Vous en pensez quoi?

Si jamais il aime bien, ça remplirait un de mes objectifs personnels de recréer des liens plus solides avec fiston. Nous n’avons pas eu énormément de moment ensemble depuis juin. J’aimerais qu’on puisse sortir de la routine quotidienne plus souvent.

Rigaud

Partiellement vôtre,

Papa à temps partiel

Auteur : Frédérick Perrier

Papa d'un petit bonhomme de 7 ans (bientôt 8). J'ai été marié 17 ans et séparé depuis octobre 2017. J'apprends à gérer la "monopaternité", la vie en solo et à retrouver le bonheur.

2 réflexions sur « L’importance du « me time » »

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